La Société Canadienne d’hypothèques et de Logement (SCHL) a édité en 2008, une étude sur l’état des lieux de l’hébergement pour personnes âgées dans la province du Québec.

crédit : www.daici.com
Ainsi, on y apprend quel est, en 2007, le « taux d’inoccupation » (unité de chambre vacante) et le « taux de pénétration » (c’est-à-dire le ratio entre le stock de logements pour personnes âgées et le taux de population âgée de plus de 75 ans pour chaque région).
Dans la catégorie d’hébergement de type chambres avec pension, il est à noter que le taux de vacance dans la région de Québec se situe à 15% (chiffre 2007), dû notamment, à l’entrée sur le marché de nouvelles résidences composées d’appartements offrant une gamme étendue de services. Cependant, si l’on poursuit l’analyse, on constate que le taux d’inoccupation varie fortement selon le prix du loyer
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Ainsi, dans la gamme moyenne (loyer mensuel de 1 200 $ à 1 500 $), ce taux est de 3,3 % seulement. Par contre, le taux d’inoccupation grimpe à 12 % lorsque le loyer est inférieur à 1 200 $ et à 10 % lorsqu’il dépasse 1 500 $. Une des principales explications quant à la variation des taux réside dans le fait que les résidences à faible loyer répondent moins aux besoins des locataires en termes de taille des unités et des services offerts.
À l’inverse, pour les résidences à loyer élevé, c’est sans doute l’incapacité des locataires à payer de telles sommes ainsi que la forte concurrence des résidences composées d’appartements qui impacte le taux d’inoccupation.
Enfin, en ce qui concerne les résidences à loyer modéré, on constate (voir tableau ci-dessous) que le prix moyen a augmenté de 5,3 % pour une chambre individuelle (1 487 $) et de 7,9 % pour une chambre à deux lits (979 $). Cette hausse s’explique principalement par la perte d’autonomie des résidents qui demande davantage de soins.

Taux de loyer pour chambres avec services
En résumé, le taux d’inoccupation des chambres avec pension pour l’année 2007, a augmenté dans la plupart des arrondissements de Québec. À l’heure actuelle, seuls quelques arrondissements affichent de faibles taux d’inoccupation se situant entre 2,5% et 3,5% tels que Val-Bélair, Loretteville, Charlesbourg.
Pour en savoir plus sur l’étude SCHL